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Guinée : un journaliste animateur visé par un avis de recherché 

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Le Commissariat central de Kaporo-Rails a émis un avis de recherche nationale contre un journaliste, Aboubacar Cissé, poursuivi pour plusieurs infractions, dont dénonciation calomnieuse et atteinte à la sûreté de l’État.

Selon le document officiel, cette décision intervient sur réquisitions du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn. Le mis en cause, né le 29 décembre 1985 à Kindia et domicilié à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, est activement recherché par les services de sécurité.

Les faits reprochés à Aboubacar Cissé portent notamment sur des accusations de dénonciation calomnieuse, d’incitation à un attroupement non autorisé et d’atteinte à la sûreté de l’État. Ces infractions sont prévues et réprimées par les dispositions des articles 361, 555 et 627 du Code pénal en vigueur.

Les autorités indiquent par ailleurs que le journaliste serait connu des services de sécurité pour des faits similaires. Le dernier cas remonterait au 11 mai 2022, date à laquelle il avait été interpellé par la Brigade spéciale d’intervention de la police (BSIP) de Kaporo Rails.

Dans leur argumentaire, les services de sécurité estiment que, « au regard de la portée des actes posés et de leurs répercussions potentielles sur la stabilité nationale », l’interpellation du suspect s’avère nécessaire afin de prévenir tout trouble à l’ordre public.

En conséquence, toutes les unités de police et de gendarmerie du territoire national ont été instruites de procéder à son arrestation sans délai et de le mettre à la disposition de l’autorité judiciaire compétente.

Les autorités lancent également un appel à la collaboration citoyenne. Toute personne disposant d’informations susceptibles de permettre la localisation de l’intéressé est invitée à se rapprocher des services de sécurité.

Selon sa femme, son mari a quitté Conakry le 12 mars 2026. Le lendemain, un avis de recherche a été émis contre lui pour « incitation à la révolte » et « sabotage des actions du gouvernement ».

Le 16 mars, des hommes en uniforme se seraient rendus à son domicile à Kaporo, proférant des menaces à l’encontre de son épouse. Depuis le 17 mars, celle-ci affirme s’être réfugiée chez ses parents à Kindia.

 

Contacté par notre rédaction, le directeur de la Radio Baraka FM a exprimé son inquiétude face à la situation.

« Ce journaliste n’a fait qu’exercer sa profession. Rien ne saurait justifier qu’il soit activement recherché », a-t-il déclaré.

Il estime que cette affaire constitue « un signal alarmant » quant au traitement réservé aux journalistes dans l’exercice de leur métier.

« Pourtant, les autorités de régulation avaient appelé à encadrer les éventuels dérapages dans le respect des procédures. Ce qui se passe aujourd’hui est préoccupant », a-t-il ajouté.

Le directeur affirme par ailleurs faire face à des menaces quotidiennes émanant d’individus inconnus, exigeant qu’il livre le journaliste sous peine de voir la radio fermée.

Il faut noter que cette affaire relance le débat sur la liberté de la presse en Guinée et la protection des journalistes, dans un contexte où plusieurs acteurs des médias dénoncent des pressions croissantes.

Source : le standard 

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