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CNJ : le président du REJEL dénonce des violations de la Charte africaine de la jeunesse et exige la tenue d’un congrès électif

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Le président du Réseau des jeunes leaders (REJEL), Aboubacar Bobel Fofana, accuse la direction du Conseil national des jeunes de Guinée (CNJ) de violation des dispositions de la Charte africaine de la jeunesse relatives au renouvellement des instances dirigeantes. Il réclame l’organisation, dans les meilleurs délais, d’un congrès électif.

Selon Aboubacar Bobel Fofana, les textes régissant le fonctionnement du Conseil national des jeunes prévoient que le bureau sortant organise le congrès électif trois mois avant l’expiration de son mandat.

Une disposition qui, selon lui, n’aurait pas été respectée, alors que le mandat de l’actuel bureau devrait prendre fin le 22 septembre 2026.

La Charte africaine de la jeunesse, rappelle-t-il, est un traité international juridiquement contraignant adopté par l’Union africaine le 2 juillet 2006 à Banjul, en Gambie, en vue de promouvoir et de protéger les droits des jeunes. Elle définit notamment la jeunesse comme étant constituée des personnes âgées de 18 à 35 ans.

Selon les dispositions évoquées, les responsables de l’organisation sont élus pour un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois.

Le Conseil national des jeunes est présenté comme une organisation faîtière et un organe consultatif chargé de porter la voix de la jeunesse auprès des décideurs, notamment le gouvernement, les institutions et les autorités locales.

Il constitue également un espace de dialogue et de concertation sur les questions liées à la jeunesse. À ce titre, il peut émettre des avis sur les politiques publiques et les projets concernant les jeunes, tout en proposant des actions adaptées aux réalités des nouvelles générations.

Pour rappel, le Conseil national des jeunes de Guinée a été mis en place le 25 septembre 2023, après plusieurs années de plaidoyer et de mobilisation des organisations de jeunesse, notamment du Réseau des jeunes leaders (REJEL), à travers différentes actions et campagnes médiatiques.

Le 23 septembre 2021, les organisations de jeunesse et de femmes avaient également échangé avec le président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya. Au cours de cette rencontre, le chef de l’État avait promis de placer les jeunes et les femmes au cœur de la prise de décision et de mettre en place une politique nationale de la jeunesse en Guinée.

Lors des différentes concertations entre les autorités de la Transition et les acteurs sociopolitiques, la question de la participation des jeunes à la vie nationale avait également été largement abordée.

« Il faut d’abord saluer la volonté politique du chef de l’État Mamadi Doumbouya, de son ancien Premier ministre de la Transition Bernard Goumou et de l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Béa Diallo, de doter la Guinée de cette institution juvénile, attendue depuis plus de 20 ans », a déclaré le président du REJEL.

Toutefois, Aboubacar Bobel Fofana dresse un bilan négatif de l’action du Conseil national des jeunes depuis sa mise en place.

« Malheureusement, c’est un Conseil national des jeunes qui n’a rien apporté à la jeunesse guinéenne, avec un bilan négatif. Il n’a organisé sa première assemblée générale que le 2 avril 2026 », dénonce-t-il.

Dans cette dynamique, le président du REJEL, présenté comme un défenseur de la cause des jeunes et des femmes, interpelle le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, sur ce qu’il qualifie de violation des dispositions de la Charte africaine de la jeunesse concernant le renouvellement du bureau exécutif.

Il invite ainsi le département en charge de la Jeunesse à prendre les dispositions nécessaires pour l’organisation, dans les meilleurs délais, d’un nouveau congrès électif, dans le respect des textes en vigueur.

Nous y reviendrons.

Mariame Soumah

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