Nous connaissons désormais l’identité de certains candidats aux élections législatives du 31 mai, couplées aux communales. Dans la liste provisoire publiée ce jeudi 16 avril par la Direction générale des élections (DGE), figurent plusieurs personnalités issues du Conseil national de la Transition (CNT), d’anciens ministres, mais aussi des figures de la société civile, illustrant une compétition électorale qui s’annonce particulièrement ouverte et disputée.
Parmi les candidatures les plus remarquées, celle du président du CNT attire l’attention. Dr Dansa Kourouma est inscrit sur la liste nationale du parti Union pour un mouvement populaire (UMP), dirigé par Boubacar Siddighi Diallo. Une présence qui pourrait peser dans les équilibres politiques à venir, au regard de son rôle central dans la transition en cours.
Autre membre du CNT en lice : le médecin légiste, professeur Hassane Bah, dont l’engagement académique et institutionnel se prolonge désormais sur le terrain politique. Dans la même dynamique, son collègue Jean-Paul Kotembendouno est également candidat sur la liste nationale du parti FIDEL (Forces des intègres pour la démocratie et les libertés), confirmant l’implication croissante de profils technocratiques dans ces élections.
La liste réserve également quelques surprises, à l’image de la candidature de la militante féministe Hadja Idrissa Bah. Connue pour son engagement en faveur des droits des femmes et des jeunes, elle figure elle aussi sur la liste nationale de l’UMP, marquant une percée notable des voix issues de l’activisme dans l’arène politique.
Du côté des anciens membres du gouvernement, plusieurs figures font leur retour. L’ancien ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Jean-Paul Cédy, apparaît sur deux listes distinctes : celle de l’UMP et celle du parti FIDEL, un positionnement qui pourrait susciter des interrogations sur les stratégies partisanes en cours.
Dans la même veine, les anciens ministres Keamou Bogola Haba et Louapou Lamah sont également en lice pour les législatives sous la bannière du parti Nouveau Départ, confirmant la forte présence d’anciens responsables gouvernementaux dans cette compétition.
À travers cette diversité de profils responsables de la transition, ex-ministres, universitaires et activistes, ces élections législatives et communales du 31 mai s’annoncent comme un moment clé pour la recomposition du paysage politique guinéen. Elles pourraient ainsi redéfinir les rapports de force et ouvrir la voie à une nouvelle génération d’acteurs engagés dans la gouvernance du pays.

La Rédaction