Élections à la Féguifoot : l’ASPROGUE réclame une nouvelle gouvernance pour relancer le football guinéen
À l’approche des prochaines élections fédérales, l’Association des footballeurs guinéens en Europe (ASPROGUE), présidée par l’ancien capitaine du Syli national Sylla Morlaye Mazo, exprime ses préoccupations face à la situation actuelle du football guinéen et formule plusieurs recommandations pour son développement.
Dans un communiqué consacré à la situation du football national et aux perspectives à l’approche des élections fédérales, l’Association des footballeurs guinéens en Europe dit suivre « avec une vive préoccupation » l’évolution du football guinéen.
Selon l’ASPROGUE, le football national peine à retrouver le rayonnement qu’il a connu entre 1968 et 1997. L’association pointe notamment le déficit d’infrastructures sportives répondant aux normes ainsi que l’insuffisance des centres de formation.
« Pour une population de 15 millions d’habitants, nous ne comptons que trois à quatre centres aux normes », déplore l’association, qui considère cette situation comme l’un des principaux obstacles au développement durable du football guinéen.
Le football, un levier d’insertion pour la jeunesse
L’ASPROGUE estime également que le football devrait jouer un rôle plus important dans l’insertion socio-professionnelle des jeunes.
Pour l’association, le sport-roi représente un potentiel considérable pour offrir des perspectives à des milliers de jeunes Guinéens. Toutefois, cet objectif demeure, selon elle, encore loin d’être atteint.
Des inquiétudes sur la gouvernance
À l’approche des élections fédérales, l’Association des footballeurs guinéens en Europe s’inquiète par ailleurs de la persistance de certaines pratiques qu’elle estime préjudiciables à l’unité et au développement du football national.
Elle évoque notamment les « alliances de circonstance », les conflits d’intérêts ainsi qu’un manque de transparence dans la gestion du football.
Face à ces constats, l’ASPROGUE appelle à l’émergence d’une gouvernance fondée sur plusieurs principes.
L’association plaide d’abord pour le rassemblement, estimant que l’intérêt supérieur du football guinéen et l’intérêt national doivent primer sur toute considération personnelle.
Elle insiste ensuite sur la compétence et l’expérience, appelant à confier la gestion du football à des acteurs maîtrisant le secteur, passionnés par la discipline et capables de mobiliser les ressources nécessaires au développement de la filière.
L’ASPROGUE met également en avant l’éthique, à travers le strict respect des textes et règlements, notamment dans la gestion des clubs.
Enfin, elle demande une meilleure prise en compte des anciennes gloires du football guinéen, considérant que celles-ci, après avoir porté les couleurs nationales, doivent être associées aux réflexions et aux initiatives visant à construire l’avenir de la discipline.
L’association interpelle les autorités
Dans son communiqué, l’ASPROGUE sollicite également l’attention du ministre en charge des Sports ainsi que du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, sur la situation du football guinéen.
Elle estime qu’un accompagnement et un encadrement renforcés des institutions footballistiques sont nécessaires pour assainir le milieu et lutter contre toutes les formes de corruption.
L’Association des footballeurs guinéens en Europe réaffirme enfin sa volonté de contribuer à la construction d’un football guinéen « apaisé, compétitif et porteur d’espoir pour la jeunesse ».
Le communiqué est signé par Sylla Morlaye Mazo, président de l’ASPROGUE, ancien capitaine du Syli national et ancien membre du bureau exécutif de l’Association des anciens footballeurs internationaux de Guinée (LAAFIG).
La Rédaction