L’élection du maire de la commune de Matam a pris une tournure inattendue ce jeudi 2 juillet 2026. Quelques jours après sa remise en liberté provisoire, l’ancien président de la Délégation spéciale (PDS), Badra Koné, a quitté la salle des délibérations avant la fin des travaux, affichant son désaccord avec les conditions d’organisation du scrutin.
Selon plusieurs conseillers communaux, une large alliance s’est constituée autour d’un autre bloc politique, réduisant considérablement les chances de Badra Koné d’accéder à la tête de la commune. Cette recomposition des forces est perçue comme un revers politique pour l’ancien PDS, dont la candidature n’a pas réussi à rallier une majorité d’élus.
Dans un geste de protestation, Badra Koné a décidé de se retirer des délibérations, estimant que le processus électoral ne se déroulait pas dans les conditions qu’il jugeait acceptables.
À ce stade, les regards sont tournés vers l’alliance conduite par Alseny Marco Sylla, qui apparaît comme la mieux placée pour prendre les rênes de la commune de Matam.
Pour rappel, Badra Koné fait l’objet de poursuites judiciaires dans une affaire portant notamment sur des accusations de détournement présumé de deniers publics et de mauvaise gestion liées à son passage à la tête de la commune. Il bénéficie actuellement d’une liberté provisoire, tandis que la procédure judiciaire suit son cours.
L’élection du nouveau maire devrait ainsi confirmer le nouveau rapport de force au sein du Conseil communal, où l’alliance majoritaire semble désormais disposer des soutiens nécessaires pour diriger la commune.
Bolokada Sano