La Guinée affirme sa présence sur la scène internationale du cinéma en prenant part à la 80ᵉ édition de la Fédération Internationale des Archives du Film, organisée à Rabat, au Maroc, du 26 avril au 1er mai 2026. Le pays y est représenté par le Directeur général de l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de la Photographie de Guinée, Amara Traoré, dont la participation s’inscrit dans une dynamique de repositionnement stratégique du secteur audiovisuel guinéen.

Fondée en 1938 à Paris, la FIAF constitue aujourd’hui la principale organisation internationale dédiée à la préservation, la conservation et la valorisation du patrimoine cinématographique. Elle regroupe des institutions majeures engagées dans la sauvegarde des archives audiovisuelles, faisant de ses congrès un espace de réflexion et de coopération incontournable pour les professionnels du secteur.
La participation de la Guinée à cette rencontre traduit une volonté affirmée de renforcer sa place dans l’écosystème cinématographique international. Sous l’impulsion d’Amara Traoré, l’ONACIG développe une vision axée sur la modernisation et la valorisation du patrimoine audiovisuel national.
Au-delà de la représentation institutionnelle, cette présence vise à nouer des partenariats stratégiques, à favoriser le transfert de compétences et à ouvrir des perspectives de formation spécialisée. Elle permet également de consolider les liens entre les institutions africaines et les grandes structures internationales spécialisées dans l’archivage et la restauration des œuvres.

L’action menée par Amara Traoré s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté culturelle. Parmi les priorités figurent la numérisation des archives nationales, la modernisation des systèmes de conservation et la création à terme d’un centre d’archives audiovisuelles moderne en Guinée.
Cette orientation témoigne d’une prise de conscience accrue des enjeux liés à la mémoire audiovisuelle, considérée désormais comme un levier de développement, d’identité et d’influence culturelle.
Grâce à son expertise du secteur et à son réseau professionnel, Amara Traoré s’impose progressivement comme un acteur influent du développement du patrimoine cinématographique africain. Son engagement et sa vision panafricaine contribuent à positionner la Guinée comme un partenaire crédible dans les initiatives internationales liées au cinéma et aux archives.

Au-delà de l’événement lui-même, la présence guinéenne à cette 80ᵉ édition de la FIAF incarne l’émergence d’une nouvelle dynamique culturelle. Elle illustre l’ambition d’un pays déterminé à faire du cinéma et de la mémoire audiovisuelle des outils stratégiques au service de son rayonnement.
Par cette participation, la Guinée confirme son engagement à inscrire durablement son patrimoine cinématographique dans les circuits internationaux, portée par une vision structurée et une volonté politique affirmée.
Bolokada Sano