L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a vivement réagi après l’annonce, vendredi 7 mars 2026 à la télévision nationale, de la dissolution d’une quarantaine de partis politiques par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.
Selon l’arrêté rendu public par le département en charge de l’Administration du territoire, ces formations politiques sont dissoutes pour « manquements à leurs obligations légales », notamment le non-respect de certaines exigences administratives encadrant leur fonctionnement.
Dans un communiqué publié au lendemain de cette décision, le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo dénonce une mesure qu’il qualifie de « parodie politique ». L’UFDG estime que cette décision s’inscrit dans une démarche visant à instaurer un parti unique en Guinée et à réduire au silence les voix discordantes de la scène politique nationale.
La formation politique considère également cette décision comme « le troisième coup d’État contre le peuple guinéen », après le coup d’État militaire du 5 septembre 2021 et ce qu’elle décrit comme un « hold-up électoral » intervenu le 28 décembre.
Face à cette situation, la direction de l’UFDG annonce la tenue imminente d’une réunion afin d’analyser la portée de la décision et de définir la conduite à tenir dans les prochains jours. Une communication officielle ou une allocution du président du parti, Cellou Dalein Diallo, est attendue dans les prochaines heures.
La rédaction