Peu avant l’annonce du coup d’État, des militaires ont procédé à l’interruption forcée des émissions de la Radio Sol Mansi très suivie à Bissau. Puis, lors de son allocution nationale, diffusée notamment sur la Televisão da Guiné-Bissau, le chef du bureau militaire de la présidence, Denis N’Canha, a annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de “tous les organes de communication sociale”.
Trois médias publics d’information internationale portugais – la radio RTP Africa, la chaîne de télévision RDP et l’agence de presse Agência Lusa – n’émettaient déjà plus dans le pays depuis le 15 août, suspendus par les autorités alors en place.
La Guinée-Bissau occupe la 110e place du Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2025.
Responsable du bureau Afrique subsaharienne du RSF