Après le vote référendaire du 21 septembre 2025 qui a vu le projet de nouvelle Constitution passer pratiquement sans encombre, nos compatriotes en âge de voter seront appelés à choisir leur nouveau Président de la République le dimanche 28 décembre 2025. Au moment certainement où les habituels fêtards auront l’esprit aux festivités de fin d’année. Un grand rendez-vous qui se dessine pour notre cher pays, la Guinée, conviendraient sans nul doute avec nous beaucoup d’observateurs avertis de notre scène politique. Aussi bien par l’enjeu de l’élection à la magistrature suprême que par la suite qui va caractériser notre processus démocratique. Cet enjeu, il n’est à notre humble avis pas nécessaire d’aller le chercher bien loin. Il est vrai qu’il s’agira d’élire un homme ou une femme, guinéen ou guinéenne, qui devra présider aux destinées de la République durant le prochain septennat. Mais il ou elle aura de grandes responsabilités sur les épaules, avec
en toile de fond l’obligation principale de répondre aux légitimes aspirations de populations, d’un peuple, particulièrement assoiffé de résultats probants et effectifs sur le triple plan de la sociologie, de l’économie et de la politique.
Pour ce faire, l’élection du 28 décembre 2025 ne devra point du tout ressembler à beaucoup d’autres que la Guinée a connues au cours de ces dernières décennies, faites de
contestations et de lendemains quasi-incertains. C’est à ce niveau plus précisément que l’on devra normalement plus se préoccuper de la suite que de l’enjeu revêtu dans l’immédiat. A quoi pourrait bien rimer une nouvelle élection électorale si elle devrait à certains points de vue ressembler à toutes les autres ayant souffert d’insuffisances manifestes ? C’est là-aussi, selon nous, une
chose capitale qui ne doit et ne devra passer sous silence pendant qu’il sera encore possible, encore temps de réajuster, de peaufiner, redresser la nouvelle trajectoire que nous voudrions véritablement nous donner dans la logique d’un nouvel élan démocratique.
Il ne saurait évidemment s’agir tout autant de sauvegarder des intérêts partisans, de mener des guerres de chapelle, de prôner les mêmes choses pour espérer aboutir à de la nouveauté. Tout
comme, il ne servirait à rien d’escompter aboutir à des effets novateurs avec des causes adjacentes du reste déjà assez connues ayant plus d’une fois montré leurs limites.
A l’heure du renouveau guinéen, il devrait donc avoir toute la place requise pour le changement qualitatif. La course vers une démocratie plus raffermie, consolidée, porteuse d’espoir
n’étant jamais un processus achevé, les guinéens, nos compatriotes, ne doivent donc pas se gêner d’avoir été ou d’être à la traine. Pourvu seulement que nous parvenions, soyons réellement déterminés à tirer les bonnes leçons de l’apprentissage dans l’espoir de nous rattraper. Au-delà des questions d’ego et de personnes, il faudrait vaille que vaille éviter de reproduire les mêmes erreurs du passé, mais aussi du présent.
Mentons-nous à nous-mêmes, nous serons inévitablement rattrapés par le destin de l’histoire. Agissons par contre en véritables patriotes, notre pays, aura cette fois-ci une grande chance de s’extirper des aventures sans lendemains.
La rédaction